Tous nos jours parfaits (Jennifer Niven)

Jesuis tombée sur un roman de Jennifer Niven qui s’intitule Tous nos jours parfaits et j’ai trouvé le titre suffisamment chouette pour avoir envie de me le payer.

L’histoire commence par la rencontre fortuite et peu commune de Violet et  Finch qui font connaissance au sommet de la tour de leur lycée, là où Finch est monté dans l’idée de peut-être se jeter dans le vide, rien que ça.

Finch est un adolescent suicidaire et perturbé que tout le lycée prend pour un cinglé notoire. Violet est une élève modèle, ex petite amie du lycéen le plus populaire de l’école, mais traîne derrière elle une interminable dépression depuis lé décès de sa soeur aînée, victime d’un accident de voiture.

Il n’y avait à peu près aucune chance pour que ces deux-là se rencontrent, encore moins pour qu’ils sympathisent. Tomber amoureux ? N’y pensons même pas. Sauf que les romances dans ce genre-là font suffisamment bien les choses pour que l’improbable se produise, forcément. Et on a tous beaucoup d’affection pour ces histoires d’amour entre un type et une fille qui n’ont rien en commun au point de savoir qu’en dépit de tout, ces histoires là fonctionnent généralement (et nous fascinent par dessus tout).

Le début du roman a clairement des airs de réchauffé et est pas mal bourré de clichés. Est-ce que j’ai levé les yeux au ciel en découvrant, dans les premières pages, le topos de l’ado suicidaire sauvé de justesse par une jeune fille super belle et un peu paumée dont il va tomber immédiatement amoureux, avant que la réciproque ne s’enclenche ? Evidemment que oui. Mais par chance, l’auteur se rattrape très vite en nous montrant, page après page, des personnalités bien plus complexes que nous le soupçonnions. On se demande parfois lequel des deux ados est le plus torturé et cultive le plus grand mal de vivre, et on se réjouit de les voir finalement devenir amis puis, évidemment, tomber amoureux, avec tout ce que cela implique.

Violet découvre que Finch est définitivement bien plus créatif et poétique que cinglé, savoure les centaines de petits post-it qu’il alimente de ses pensées et accroche sur le mur de sa chambre en une sorte de pêle-mêle artistique, se réjouit de le voir trouver du surprenant et de la poésie dans chacune de leurs virées, mais toujours, cherche à comprendre les angoisses et pulsions qui l’animent et le poussent à disparaître parfois plusieurs jours sans prévenir.

Il y a un petit côté Happiness Therapy dans ce roman, avec ces deux adolescents perdus, chacun à leur façon, qui ne savent plus très bien trouver leur place parmi les leurs et qui vont mutuellement se tirer vers le haut et tenter de se sentir à nouveau exister. Le personnage de l’insondable Finch, tellement bizarre mais infiniment émouvant, est vraiment attachant et on passe tout le roman à croiser les doigts pour que l’histoire de ces deux-là finisse par fonctionner pour de bon et pour qu’ils sortent indemnes de leurs luttes respectives contre leur démons intérieurs.

C’est beau, touchant et triste parfois et je crois que ça vaut drôlement le coup d’être lu, que vous soyez ou non amateur du genre.

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