La loi du coeur (Amy Harmon)

Moïse est ce que l’on appelle un « bébé crack ». Abandonné dès sa naissance dans un Lavomatic par une mère junkie accro au crack, il grandit de foyer en foyer et, devenu adolescent, trouve refuge chez sa grand-mère maternelle qui accepte de veiller sur ce jeune homme amoché par la vie est particulièrement inadaptable.

Dans cette petite ville du Sud, on se méfie très vite de cet adolescent métisse que la mère – une enfant du pays – a abandonné dans une serviette avant de mourir d’une overdose, d’autant que son attitude ne laisse rien présager de bon, comme en témoignent ses crises et accès de colère subits liés à de vagues troubles psy. Moïse parle peu et peine à s’adapter, vouant une obsession pour la peinture à laquelle il s’adonne sans retenue, peignant sans prévenir sur la moindre surface qui s’offre à lui, des sujets parfois déconcertants qui ne tardent pas à ébranler la petite ville.

Dans le voisinage pourtant, Georgie, la fille d’un couple d’équithérapeutes, intriguée par le personnage, va s’efforcer de susciter son intérêt et de se lier d’amitié avec l’étrange garçon qui, depuis son arrivée, l’obsède au moins autant qu’il dérange le reste du voisinage. Bien que convaincue que Moïse a quelque chose de particulier, en plus de son background familial hors norme et de ses troubles psychiatriques connus de tous, elle n’aura de cesse de se rapprocher de cet adolescent bizarre dont le génie artistique semble aller de pair avec des sujets morbides particulièrement ciblés. Elle finira par se rendre compte que celui à qui l’on prête des troubles psychiques est peut-être finalement en proie à des forces toutes autres et que la peinture n’est peut-être pas son principal don.

En gros, il y est question d’un jeune homme mystérieux dont on ne sait pas très bien si c’est une sale type ou une sorte d’ange tombé des cieux. Il y est question de génie artistique et de médiumnité, le tout dans une petite ville sudiste méfiante où l’on n’oublie ni ne pardonne rien. Et puis il y a Georgie, la jeune cow girl un peu bourrue mais obstinée, qui va découvrir, parfois à ses dépens, ce que cache la personnalité de Moïse.

Je vous le donne en mille : la chiale totale. Amy Harmon est décidément très forte pour faire pleurer mon coeur de jeune fille. Avec en plus le suspens, la romance, une enquête policière en trame de fond et dans l’ensemble, tout ce qu’il faut. L’intrigue est vraiment chouette, les personnages attachants, et  vraiment,  je crois qu’Amy Harmon n’a pas fini de me surprendre et de me faire verser des torrents de larmes.

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