15 ans (Michelle Dalton)

15 ans, de Michelle Dalton, raconte l’été de trois soeurs qui, avec leurs parents, partent en vacances dans la maison familiale de Bluepointe, à côté du lac Michigan. Il s’agit de leur tout premier été dans la maison de leur grand-mère depuis le décès de celle-ci, et ces vacances s’annoncent différentes des précédentes, moins joyeuses sans doute, teintées de regrets et de nostalgie. Tous se rappellent de Granly, cette grand-mère excentrique, de son incroyable crinière rousse, de son étrange et fascinante collection de coquetiers et des exubérantes « soirées Gatsby » lors desquelles elle organisait de somptueux pique-niques au champagne dans de la porcelaine fine.

Chelsea, la cadette, a hérité de sa grand-mère son incroyable chevelure rousse et son goût pour les choses peu ordinaires. Elle porte des robes vintage, mange des glaces framboise-citron-vert et passe tout son temps à lire plutôt qu’à s’intéresser aux garçons, contrairement à ses soeurs partiellement obsédées par les opportunités qu’offrent les vacances en terme de rencontres amoureuses. Déprimée par l’absence de sa grand-mère et convaincue que sans elle, les vacances ne seront plus jamais dignes d’être vécues, elle voit néanmoins son moral remonter en s’apercevant que, dans cette petite ville familière où rien ne change depuis des années, s’est installée une toute nouvelle librairie.

Et la suite, je vous la donne en mille : l’adolescente entre dans la librairie, rencontre Josh, le fils de la libraire, tombe évidemment super amoureuse et s’en suit la chouette histoire de cet amour d’été, avec ses beaux moments, ses incertitudes, ses angoisses des premiers rendez-vous, ses disputes et ses réconciliations.

L’histoire n’a rien d’original, on pourrait même dire que c’est du vu et revu, que c’est bourré de clichés (l’héroïne rousse qui n’assume pas ses cheveux, qui n’a rien à voir avec les autres filles de son âge et qui ne pense qu’aux livres et aux librairies), que l’intrigue est prévisible et quasiment sans surprise, mais en dépit de tout cela, il faut bien reconnaître que ça marche, que ça marche même drôlement bien et que l’histoire se laisse lire comme un rien. La description de ces vacances avec ses rituels familiaux, la bienveillance qui émane des membres de cette famille (ça change un peu de l’éternelle famille de paumés dont l’ado stable s’efforce de s’extirper), ses moments de nostalgie, le récit des premiers émois de ces deux adolescents, tout cela crée une atmosphère franchement agréable qui donne envie de poursuivre la lecture, et c’est pour cela que, je le dis encore, bien que sans grande surprise, ce roman est un joli roman qui fonctionne très bien et qu’on ne peut lâcher avant de l’avoir terminé.

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