L’inimitable Jeeves (P.G. Wodehouse)

J’ai lu le livre préféré de tous les temps de Valérie, auteur du blog féministe Crêpe Georgette. Il s’agit de L’inimitable Jeeves de P.G. Wodehouse, un auteur sur lequel je me rappelle avoir lu quelque chose qui disait en gros « Il n’y a que deux catégories de lecteurs de Wodehouse, ceux qui l’adorent et ceux qui ne l’ont pas lu ».

Et effectivement, je ne vois guère comment on pourrait lire L’inimitable Jeeves et ne pas aimer ça.

Bertie Wooster est un jeune homme issu de la gentry anglaise qui vit une existence insouciante, confortable et sans aucune contrainte, allant de promenades en visites au club, enchaînant les déjeuners avec ses amis et partageant des points de vue avec Jeeves, son fidèle majordome. Les paisibles journées de Bertie sont toutefois régulièrement ébranlées par les frasques ou intrusions des membres de son entourage : sa vieille tante autoritaire Agatha qui ne pense qu’à le marier à une jeune fille convenable, ses cousins adeptes de mauvaises blagues les menant à des situations déroutantes et bien sûr Bingo, son ami d’enfance qui tombe sans arrêt amoureux d’une fille différente, en étant à chaque fois absolument convaincu qu’il s’agit-là de la femme de sa vie. Cette galerie de personnages hauts en couleurs ne cesse de sortir Bertie de sa routine en le propulsant dans des situations parfois rocambolesques dont une seule et unique personne le tire à chaque fois : Jeeves, le valet de chambre rusé et observateur, sorte de Huggy les bons tuyaux de son époque, qui toujours, parvient à démêler les pires intrigues et à sortir Bertie des situations les plus incongrues.

Chaque chapitre constitue ainsi une nouvelle péripétie au cours de laquelle on retrouve ce  duo Bertie / Jeeves.  Avec à chaque fois, un Bertie insouciant toujours flanqué d’une situation encombrante ou de protagonistes déroutants, et un Jeeves qui arrive systématiquement à la rescousse en déjouant les menteurs et les impostures, élaborant tout naturellement des ruses pour tirer avantage d’une situation et, d’une façon générale, en trouvant toujours le moyen de sortir Bertie de toute mauvaise posture.

Un livre vraiment chouette à lire qui donne envie de s’atteler à tous les autres écrits de Woodehouse et notamment à toute la série des Jeeves. Et ce n’est sans doute pas un hasard s’il y a quelques jours à peine, une lectrice russe parfaitement inconnue me confiait à son tour compter L’inimitable Jeeves parmi ses livres préférés, tout en précisant avoir appelé son chien Jeeves en l’honneur du personnage de Woodehouse parce que, je cite, elle ne voyait définitivement pas comment l’appeler autrement.

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