Karlsson sur le toit (Astrid Lindgren)

J’ai lu un classique de la littérature enfantine, recommandé par unepostcrosseuse russe prénommée Macha, au dos d’une carte représentant un vieux monastère en noir et blanc. Son livre préféré est Karlsson sur le toit d’Astrid Lindgren et j’avoue être très étonnée par la récurrence de cet auteur dans les recommandations de lecture que l’on me soumet. Si comme tout un chacun, j’ai vu les versions télévisées de Fifi Brindacier dans mon enfance, je n’avais pas lu un seul livre de Lindgren avant de me lancer dans ce projet et, à chaque fois que je l’entends ainsi citée, je m’évertue à essayer de me rappeler si un instituteur ne nous aurait pas encouragé à la lire pendant mon enfance, ou si la bibliothèque de l’école n’avait pas comporté un de ses ouvrages mais il me semble que non (et de toute façon, j’étais beaucoup trop occupée à lire toute la Comtesse de Ségur et les romans de Laura Ingalls Wilder pour que Karlsson ne m’interpelle).

Mais comme il n’est jamais trop tard pour découvrir un chouette truc, j’ai lu  Karlsson sur le toit à bientôt 35 berges et j’ai plutôt bien aimé. Rappelons qu’il s’agit du second titre d’Astrid Lindgren que je lis puisque nous avions parlé, il y a quelques temps, de son très joli roman Les frères Coeur-de-Lion.

Dans un immeuble ordinaire de Stockholm vivent Svante et sa famille, les Svantesson. Svante est le cadet d’une fratrie de trois enfants – avec sa soeur Britta et son frère Bo – et parce qu’il est le dernier-né, tous les membres de la famille ont pris l’habitude de le surnommer Petit-Frère. Petit-Frère est un petit garçon heureux qui pourtant s’ennuie. Mis à l’écart par ses aînés qui refusent de le laisser participer à leurs jeux, Petit-Frère s’ennuie considérablement et souhaiterait plus que tout au monde un petit chien à défaut d’avoir un ami, car « Maman [a] papa, Bo et Britta sont toujours ensemble alors que [lui il n’a] personne ». Pourtant un soir, alors que seul dans sa chambre, Petit-Frère imagine ce que serait sa vie en compagnie d’un chien, un drôle de bruit de moteur provenant de l’extérieur l’interpelle. Un drôle de petit bonhomme joufflu muni d’une hélice dans le dos vient alors se poser en souriant sur la rebord de sa fenêtre. Il dit s’appeler Karlsson, « Karlsson et rien d’autre » et se présente comme « un homme beau, extrêmement intelligent, bien proportionné et à la fleur de l’âge ». Karlsson prétend aussi habiter une petite maison sur le toit, une maison pleine de machines à vapeurs et de tableaux de coqs. Petit-Frère se réjouit immédiatement de la visite de ce nouvel ami qui jour après jour, lui rend de nouvelles visites en volant jusqu’à sa chambre. Ravi d’avoir enfin un complice et compagnon de jeu, Petit-Frère pardonne à Karlsson toutes ses excentricités et le suit dans ses drôles de jeux. Pourtant, tout le monde dans la maison ne se réjouit pas de cette nouvelle situation. Quand Petit-Frère raconte à sa famille qu’un petit bonhomme vivant sur le toit se rend chaque jour dans sa chambre, grâce à une hélice actionnée par un bouton au  niveau de son nombril, il n’obtient pas la réaction enthousiaste escomptée. Au lieu de se réjouir de sa nouvelle amitié ou de le questionner sur ce mystérieux ami capable de survoler les toits de Stockholm grâce à une hélice située dans son dos, les aînés ne cessent de taquiner Petit-Frère et de se moquer de lui en l’accusant de raconter des sornettes. Ses parents quant à eux, passent de l’indifférence aux réprimandes, lassés d’entendre parler de cet ami imaginaire. Mais que voulez-vous, c’est que Karlsson ne cesse de jouer des tours et à chaque fois qu’il promet à Petit-Frère de se présenter à sa famille, il finit par s’envoler par la fenêtre sans prévenir, laissant Petit-Frère dans l’embarras.

Karlsson sur le toit Karlsson sur le toit est un joli petit roman que vous pouvez faire lire à vos gosses de 7 ou 8 ans si ceux-ci ne sont pas devenus définitivement accros à Plants VS Zombies et s’avèrent encore capables de prendre un livre entre les mains sans faire une crise d’urticaire (je sais de quoi je parle). En plus, les aventures de Karlsson ne s’arrêtent pas là puisqu’il existe deux autres titres qui font suite à ce premier opus : Le retour de Karlsson sur le toit et Le meilleur Karlsson du monde (que je suis en train de lire en alternance avec un bouquin sur Linda Lovelace) (normal).

 

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