Sous le règne de Bone (Russel Banks)

Sur les conseils de celui-ci, j’ai lu le livre préféré de Paf le P.A.F. : Sous le règne de Bone de Russel Banks.

La quatrième de couverture parle d’un ado dont « la vie est devenue intéressante l’été de ses quatorze ans« , quand il était « à fond dans la fumette » et qu’il « fouinait tout le temps dans la maison pour dénicher des trucs à vendre« . Elle parle aussi de cheveux coiffés en crête, de nez percé, de tatouage, de rencontres et d’aventures avec des marginaux et des sages, et bref, voilà un résumé qui comporte suffisamment de mots clés dignes d’intérêt, selon mes critères parfaitement subjectifs, pour augurer une cool ambiance de lecture.

Et c’est un fait : Sous le règne de Bone est un roman d’apprentissage undeground et bien rock’n’roll, avec des personnages un rien barrés ou complètement incongrus. Chappie, le héros, est un ado qui fuit l’asphyxie d’un foyer a priori ordinaire en zonant au centre commercial et en fumant de la marijuana. Après avoir légèrement pillé la maison familiale pour se faire du blé afin d’acheter encore plus d’herbe à fumer, Chappie se retrouve à la porte et trouve refuge chez Russ,  employé de vidéo club qui partage un appartement miteux avec les Adirondack Iron, une bande de bikers accro aux drogues et au trafic de matos électronique. Cet appartement nauséabond squatté par des voyous alcooliques, violents et décérébrés, sera le point de départ de la cavale de Chappie ou plutôt de la grande aventure qui le mènera un peu partout, semant sur sa route des rencontres inoubliables : Buster Brown, le drôle de type trop-souriant-pour-être-honnête dont on ne sait pas très bien s’il est manager de groupes de rap ou « roi fou du porno », Froggy la fillette sortie de nulle part, James et Richard, les deux frères toxico qui vivent dans un bus scolaire abandonné, I-Man, le vieux sage Jamaïcain qui cultive un jardin d’Eden en pleine ville, Evening Star, la riche héritière en plein trip hippie qui transforme sa villa en paradis de la fête, et tant d’autres.

De rencontre en rencontre, Chappie, rebaptisé Bone après un tatouage, va faire le point sur son existence et ses attentes, tenter de résoudre certaines affaires de famille, manquer de sombrer dans la marginalité et la violence puis découvrir les enseignements d’un vieux rastafari et tenter de prendre sa vie en main pour de bon.

Sous le règne de Bone fait partie de ces romans qui se lisent comme un rien, une sorte de road movie génial où la jeunesse se perd, reprend parfois le dessus, et cherche définitivement à trouver sa place dans un monde dégueulasse ou peut-être il subsiste encore du beau. J’ai vraiment bien aimé ce livre et comme je ne connaissais pas du tout Russel Banks, j’adresse un big hug virtuel au gentil lecteur qui me l’a conseillé car cela me donne envie de lire toute la bibliographie de l’auteur.

 

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